đŸ‘Ș Faire de la ville un jeu d'enfants + Construire au fond du jardin

Novembre 2019

dixit.net est une agence de conseil et d'innovation urbaine. Tous les mois nous dĂ©cryptons les grands enjeux de la ville de demain. Si ce n’est pas encore fait, abonnez-vous !

Bonjour,

Une Ă©dition dense ce mois-ci ! Pourquoi dessiner la ville pour les enfants serait un bon moyen d’éviter la fuite des familles vers la pĂ©riphĂ©rie (et l’étalement urbain), comment le fond des jardins peut devenir une rĂ©serve fonciĂšre d’avenir (si on s’y prend bien) et enfin comment les micromobilitĂ©s peuvent (peut-ĂȘtre) devenir la clef de la construction d’une ville sans la voiture.

Vous ĂȘtes dĂ©sormais 1050 Ă  nous lire, franchement merci ;) Nous vous rĂ©servons une belle surprise pour notre Ă©dition de dĂ©cembre, soyez attentifs !

— Sylvain Grisot

Faire de la ville un jeu d'enfants

Une ville ne devrait pas donner envie de la quitter quand les enfants débarquent dans nos vies. Logements trop petits et inabordables, espaces publics agressifs, nature absente, quotidien compliqué... trop souvent la ville semble inadaptée à la vie de famille et précipite le départ vers la périphérie. Pour s'attaquer sérieusement aux causes de l'étalement urbain, il nous faut (re)construire une ville qui présente toutes les qualités pour y faire grandir nos enfants.

Voici quelques pistes pour (re)faire la ville pour les enfants, et bĂątir une ville accueillante pour tous.

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Construire au fond du jardin

On connait le NIMBY ("Not In My Backyard", pas dans mon jardin), ce mouvement d'opposition des riverains qui accompagne (trop) souvent les projets urbains petits et grands. On connait moins le BIMBY ("Build In My Backyard", construis dans mon jardin) qui lui vise au contraire à favoriser une densification des espaces résidentiels en insérant de nouveaux logements en divisant des jardins trop grands. Ce procédé permet de développer de vraies alternatives à l'étalement urbain en mobilisant un foncier déjà urbanisé en lieu et place d'espaces agricoles. Explications.

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Micromobility Explorer

“MicromobilitĂ©s” : ce terme est apparu rĂ©cemment pour dĂ©signer une catĂ©gorie de nouveaux modes de transport qui n’entrent dans aucune catĂ©gorie traditionnelle de la mobilitĂ©. RassemblĂ©s sous le vocable d’Engins de DĂ©placement Personnel (EDP), ils englobent pĂȘle-mĂȘle les vĂ©los Ă  assistance Ă©lectrique, les trottinettes Ă©lectriques, les monoroues, gyropodes et autres hoverboards.

Voici la synthĂšse de l’étude Micromobility Explorer rĂ©alisĂ©e par dixit.net avec StĂ©phane SCHULTZ (15marches), financĂ©e par l’ADEME, Allianz et Transdev.

→ Lire la synthùse Micromobility Explorer

Une information importante en complément : Fin de l'expérimentation catastrophique du free-floating à San Francisco


A lire ici et là


Quelques perles Ă  ne pas manquer, pour rester toujours Ă  la pointe ou s’occuper en rĂ©union :

✉ Newsletter. Nous avons dĂ©cidĂ© de balancer nos sources : les (autres) newsletters Ă  ne pas manquer. Commençons ce mois-ci par MapLab, une newsletter de Citylab pour les passionnĂ©s des cartes dont vous faites nĂ©cessairement partie, qui parait (en anglais) deux fois par mois. (MabLab)

😟 Rupture. Il faut lire cette analyse trĂšs complĂšte de ClĂ©ment Jeanneau sur la prise de conscience globale sur la crise climatique :

“ 2019 a vraisemblablement Ă©tĂ© l’annĂ©e d’un effet de cliquet dans la perception du dĂ©rĂšglement Ă©cologique. Non seulement il est improbable que nous revenions structurellement en arriĂšre, mais plus encore, les effets du dĂ©rĂšglement ne feront que pousser pour le franchissement des crans suivants, les uns aprĂšs les autres, conduisant Ă  faire sauter des digues dans nos schĂ©mas mentaux. ”

Il n’y aura pas de retour à la normale. (Signauxfaibles.co)

🌳 Nature en ville. L'association des Urbanistes du Grand Ouest (AUGO) et la FĂ©dĂ©ration Française des Paysagistes du Grand Ouest (FFP) organisent une rencontre thĂ©matique sur « la place de la Nature en ville Â» le 7 novembre 2019, Ă  Angers Ă©videmment. (AUGO)

🚘 Voiture en ville. Sortir des chiffres et parler des gens, c'est le parti-pris de cet article qui remue, mais qui rappelle une triste vĂ©ritĂ© Ă  coup de rĂ©cits trĂšs personnels : la voiture tue. (New York Time)

🛮 MicromobilitĂ©s. TrĂšs honorĂ© de retrouver l'article "La trottinette, quand elle arrive en ville" dans la derniĂšre Ă©dition de la revue Place Publique, qui titre sur "Nantes, capitale de la VendĂ©e ?" avec un provoquant drapeau vendĂ©en qui flotte sur la Tour Bretagne de Nantes (qui aurait d’ailleurs bien besoin de s’inventer un futur). (Place Publique)

🐄 Vache urbaine. Elle aurait pu disparaitre sous les coups du productivisme agricole, mais non, la vache nantaise renait doucement aux lisiĂšres de la mĂ©tropole, et c'est tant mieux. D'ailleurs dixit.net s'est mobilisĂ© pour lui faire un peu de place Ă  le lisiĂšre de la ville. (LibĂ©ration)

đŸïž Mayotte. DĂ©jĂ  menacĂ©e par les risques cycloniques et sismiques, le littoral de l'Ăźle est de plus en plus menacĂ© par la montĂ©e des eaux. La faute au volcan sous-marin qui est en train d'apparaitre Ă  quelques kilomĂštres de lĂ , et qui a dĂ©jĂ  provoquĂ© un affaissement de 15 cm de Mayotte. L’üle sera donc le territoire français en premiĂšre ligne face aux impacts de la crise climatique, et elle n'avait vraiment pas besoin de ça. (Le Monde)

🚀 Espace. On peut penser ce que l’on veut d’Elon Musk, mais la capacitĂ© de SpaceX Ă  faire rĂȘver en regardant les Ă©toiles est exceptionnelle. Et puis si les hommes sont capables de faire atterrir une fusĂ©e sur un bateau autonome en pleine mer nommĂ©e « Of Course I Still Love You Â», c’est que tout est encore possible. (SpaceX)

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